Le premier vice-président iranien a vivement critiqué la politique étrangère américaine, affirmant que la Maison Blanche a perdu son indépendance et fonctionne désormais comme un simple intermédiaire au service des intérêts israéliens.
Le premier vice-président iranien, Mohammad Réza Aref, a déclaré ce mardi sur son compte X que la Maison Blanche ne faisait plus preuve d’autonomie dans sa politique étrangère, étant devenue, selon lui, « un simple relais » pour Israël.
Ces déclarations interviennent au lendemain d’une annonce du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, selon laquelle le vice-président américain J.D. Vance lui aurait fait un compte rendu quotidien de ses échanges après son retour d’Islamabad.
« Pour la première fois dans l’histoire, un haut responsable d’un gouvernement rend compte quotidiennement au chef d’un autre régime ! », s’est indigné M. Aref.
Et d’ajouter : Le problème ne nous concerne pas directement ; il s'agit d'une humiliation structurelle. Le peuple américain réalise-t-il que la Maison Blanche est devenue, de facto, un simple relais pour un autre régime ?
Lors d’une réunion de cabinet le 13 avril, M. Netanyahu avait en effet affirmé avoir discuté avec M. Vance, qui lui avait rapporté « en détail » les derniers développements concernant les négociations avec l’Iran, « comme le fait cette administration quotidiennement ».
La révélation de ces points de presse quotidiens entre hauts responsables américains et israéliens a suscité une vive indignation, certains analystes estimant qu’Israël tire les ficelles pendant que les États-Unis et l’Iran tentent de trouver une solution durable à leur conflit.
Les négociations entre l’Iran et les États-Unis, qui se sont tenues à Islamabad, la capitale pakistanaise, se sont achevées le 12 avril sans accord, après 21 heures de discussions.
M. J.D. Vance a indiqué lors d’une brève conférence de presse que les États-Unis n’avaient pas réussi à conclure d’accord avec l’Iran au Pakistan.
Des responsables iraniens ont également affirmé que les « exigences excessives » de Washington avaient constitué un obstacle majeur à la conclusion d'un accord au Pakistan.
L’impasse actuelle, telle que rapportée par les médias américains, confronte l’administration Trump à un choix décisif : s’engager dans un processus diplomatique long et complexe, ou reprendre une guerre potentielle qui a déjà déstabilisé les marchés énergétiques mondiaux et accru le risque d’un affrontement dans le détroit d’Hormuz.